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Meet Du Blonde

Trois ans après son premier album – Yours Truly, Cellophane Nose – on retrouve Beth Jeans Houghton transformée en diva rock sous le pseudonyme de Du Blonde. La chanteuse originaire de Newcastle fait face à ses démons et se métamorphose musicalement à travers son deuxième album Welcome Back to Milk. Découvrez l’interview de Du Blonde !

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Du Blonde est le pseudonyme que tu as choisi afin de te réinventer à l’occasion de ton deuxième album. Qu’est-ce qui t’a inspiré ce pseudonyme « Du Blonde » ? Pourquoi avoir choisi ce nom ?
J’ai un ami Texan – Kyle – qui s’amusait à raconter qu’il était mon proxénète et qui m’appelait Du Blonde. Quand j’ai changé de nom, ça m’a paru évident de choisir ce surnom puisque j’étais déjà habituée à Du Blonde.

David Bowie est une source d’inspiration pour toi. En quoi te reconnais-tu en lui ?
Je ne sais pas si je me reconnais en lui, mais j’admire les nombreuses facultés qu’il possède lorsqu’il s’agit de travailler différentes techniques et j’aime également sa capacité à incarner de nombreux personnages. Et c’est ce qu’il a fait tout au long de sa carrière, et ce, en restant lui-même.

Pourquoi as-tu choisi de travailler avec Jim Sclavunos pour la réalisation de ton album « Welcome Back to Milk » ?
J’ai rencontré Jim dans un café ouvert 24/24 à Soho, à Londres. Nous avons bu un café et parlé de musique. Et de tous les producteurs que j’avais rencontré auparavant, il était le seul à avoir les mêmes références musicales que moi. Nous aimons tous les deux, le même style de musique et c’était logique selon moi, de travailler avec quelqu’un à qui je n’aurais pas à expliquer quelle direction je souhaitais prendre.

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Ton album « Welcome Back to Milk » insuffle un sentiment de colère et donne l’impression que tu avais besoin d’une changement radical – aussi bien musical que personnel – . Cet album est-il un moyen de faire face à tes vieux démons ?
Absolument ! J’avais un besoin profond d’exprimer tout ce que j’avais gardé, bien trop longtemps au fond de moi et je me considère comme extrêmement chanceuse d’avoir la musique comme exutoire. Je pense que c’est nécessaire d’être honnête et si on peut utiliser la musique comme outil salvateur, on peut libérer beaucoup de choses négatives qui pourraient, sur le long terme, rester ancrées.

Tu as déclaré t’être mise à la méditation transcendantale afin de composer « Welcome Back to Milk ». Est-ce que cela t’a permis de te retrouver ?
Je n’ai pas médité dans le but d’enregistrer le disque. J’ai eu besoin de la méditation pour me soigner d’une phase de dépression. Je voulais effacer mes séquelles et en ayant recours à la méditation, je pense que j’ai réussi à comprendre l’importance du fait de faire face à mes problèmes plutôt que de tenter d’y échapper.

Tu as composé la moitié des morceaux de « Welcome Back to Milk » en à peine une journée. Qu’est-ce qui t’a permis de composer si rapidement ? Comment l’inspiration est-elle venue ?
J’ai rendu visite à une amie à Los Angeles et je lui ai joué les chansons que j’avais composées jusque-là. C’est une amie très franche et directe et qui n’a aucune difficulté à dire ce qu’elle pense. Elle m’a dit qu’elle pensait que les chansons ne lui semblaient pas assez honnêtes. Elle savait que j’étais en colère et tiraillée à cette époque et cela ne se ressentait absolument pas à travers mes compositions. Après qu’elle soit partie, j’ai commencé à écrire en occultant l’idée que quiconque pourrait écouter ou bien juger les chansons. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, tout est devenu limpide. Je me suis mise à écrire ce que je ressentais, sans m’arrêter.

Pourquoi as-tu décidé de ne plus jouer de guitare sur scène et de seulement te consacrer au chant ?
J’aime énormément jouer de la guitare mais je me suis rendue compte que je me cachais derrière elle. Je voulais me connecter plus en profondeur avec le public et moins me soucier de ce que je faisais avec mes mains.

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Comment l’album « Welcome Back to Milk » et ta métamorphose ont t-ils été accueillis par le public ? 
La réaction a été bien meilleure que ce à quoi je m’attendais. Avant la sortie de l’album, j’appréhendais énormément le fait que les gens ne le comprenne pas totalement et il y a toujours un sentiment d’insécurité qui perdure lorsque l’on change complètement de direction. On a peur que le public pense que ce n’est pas légitime ou authentique, mais ça n’a pas été le cas. L’atmosphère pendant les concerts a été géniale. Je m’amuse énormément sur scène.

En plus de la musique, tu te consacres à l’illustration. Quel message souhaites-tu faire passer à travers tes dessins ?
J’ai réalisé récemment que la plupart des dessins que je produisais et que je considérais, jusqu’alors comme un un ramassis d’inepties, ramenaient à la surface des choses enfouies dans mon subconscient auxquelles je n’arrivais pas à faire face. Je pense dessiner de la même manière que je compose de la musique. J’utilise le dessin comme un moyen d’introspection et ça peut être un très bon remède pour évacuer et passer à autre chose.

Clip Black Flag

Retrouvez Du Blonde sur son site officiel.

Par Marine Boissard

 


 

Du Blonde is the name you picked out in order to reinvent yourself. What inspired you the name ‘Du Blonde’ ? 
I have a friend from Texas called Kyle.  He used to pretend that he was my pimp and he’d call me Du Blonde. When it came to changing my name it just seemed like an obvious choice because I was already used to it.

David Bowie is an inspiration for you. Why do you recognise yourself in him ?
I don’t know if I recognise myself in him, but I admire the way that he works with so many mediums and has been able to embody so many characters throughout his career yet stay fundamentally himself.

Why did you decide to work along with Jim Sclavunos to produce ‘Welcome Back to Milk’ ?
I met Jim in a 24 hour cafe in Soho. We had coffee and talked about music and of all the producers I’d met, he got my musical references. He’s a fan of the same kind of music as me and it made sense to work with someone I didn’t have to really explain my direction to.

‘Welcome Back to Milk’  breathes a feeling of anger and when we listen to it, we have the feeling that you needed a complete revolution – in terms of music and also personally -. Is ‘ Welcome Back to Milk ‘ a rebirth and a way to make peace with your past ?
Definitely ! I had a lot of things I needed to get off my chest and I’m lucky enough to have music as an outlet to do that. I think it’s really important to be honest and if you can use music as a tool to sort through your problems, you can release a lot of the negative stuff you might otherwise hold on to.

You said that you meditated to produce ‘Welcome Back to Milk’. Did it help you to face with your real ‘YOU’ and did it guide you in order to produce ‘Welcome Back to Milk ‘ ?
I didn’t meditate in order to make the record, I meditated to recover from a nervous breakdown. A by-product of that was clearing away a lot of the fog that had come to surround me and in doing so I think I figured out the importance of facing my problems as apposed to running from them.

You produced half of ‘Welcome Back to Milk’ in one day. How did you manage to find the inspiration ?
I had visited a friend of mine in LA and played her the songs I had so far. She’s a very blunt friend and has no trouble speaking her mind. She told me she thought the songs weren’t honest enough. She knew I was angry and that wasn’t coming across in the music. After that she left the house, I started writing without the idea that anyone would listen or judge the songs and it was surprisingly easy to write what I felt without that hindrance.

Why did you decide not to play the guitare anymore on stage and only focus on singing ?
I love playing guitar but I had definitely started to use it as a shield. I wanted to connect with the audience more and worry less about what I was doing with my hands.

What has been the response to ‘Welcome Back to Milk’ and your transformation? Are you happy with it?
The response was better than I expected. Before the release there was definitely a feeling that a lot of people might not get it and there’s always a worry when you completely change direction that people might not think it’s authentic, but it hasn’t been a problem and the vibe at shows has been really great. I’m having so much fun.

You do not only focus on music. You are also a drawer – cartoonist -. What is the message behind your drawings ?
I realised recently that a lot of the drawings I do that I consider to be nonsense are actually bringing to the surface a lot of things from my subconscious that I’m maybe not dealing with. I think I draw in the same way as I write music. I use it as a way to get what’s in my head, out of my head and it can be a really good tool for reading my mood and moving on from things.

By Marine Boissard