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HEIS : les thèmes du contraste et de l’opposition au cœur d’un cross-media poignant

Pour son deuxième passage à la réalisation, Anaïs Volpe, auteure du court-métrage BLAST, dévoile un cross-media qui lui ressemble : vibrant, franc et sensible. La réalisatrice capture les nœuds universels auxquels chacun se retrouve un jour confronté. HEIS est un projet étonnant de vérité qui s’articule autour d’une installation, une série-web et un long-métrage.

Le contraste et l’opposition mènent la danse dans HEIS et insufflent un désir de liberté que l’être humain souhaite, chaque jour, embrasser. Le projet retrace le besoin d’épanouissement personnel et le combat quotidien de la tête, du corps et du cœur.  Dans HEIS, personne ne perd, et chacun gagne à mieux se connaître !

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Anaïs, tu es réalisatrice et comédienne et tu viens de réaliser un projet cross-media intitulé HEIS. Pourrais-tu nous parler de ton parcours et de ce qui t’a poussée à créer un tel projet ?

À 17 ans, me sentant dévouée au théâtre, j’ai décidé de quitter ma ville natale -Toulouse- et venir vivre à Paris. Je me suis inscrite à la Fac et dans une école d’art dramatique, et j’ai commencé une longue série de jobs alimentaires. Je venais vivre là pour devenir comédienne et j’étais persuadée que cela se passerait bien. C’était en 2006. 
 Aujourd’hui j’entame ma dixième année à Paris et beaucoup de choses se sont passées depuis. Quand je suis arrivée ici, au bout d’un an, j’ai eu l’occasion d’apprendre sur le terrain, j’ai donc du arrêter la Fac et l’école. J’avais contacté des réalisateurs sur Google, en leur disant que je souhaitais travailler avec eux. Je me suis donc retrouvée assistante réalisateur sur des tournages pendant deux ans. C’est là que j’ai beaucoup appris. A ce moment là, je ne voulais pas du tout être réalisatrice. Mais je trouvais que pour être comédien(ne), il était intéressant de connaître l’autre côté de la caméra, et même si je venais du théâtre, je voulais essayer de comprendre le milieu du cinéma petit à petit, en apprenant sur le tas.

En parallèle, côté théâtre, j’ai eu la chance d’être dirigée par des metteurs en scène très exigeants pendant plusieurs années. J’ai travaillé dur ! Je regrette parfois cette période complètement folle où l’on a pu se donner à corps perdu dans l’amour pour la scène.
 Puis un jour j’ai été admise sur concours au Théâtre National de la Colline aux Ateliers du Lundi. C’était pour moi une belle récompense puisque j’avais toujours raté tous mes concours auparavant. Le milieu du théâtre est très formateur, car si le milieu du cinéma est difficile, je trouve que celui du théâtre est bien pire. Cela développe beaucoup l’envie de trouver des solutions. En parallèle j’enchaînais toujours autant les jobs alimentaires -hôtesse d’accueil, serveuse, standardiste…- Ça a duré huit ans comme ça avec peu de week-ends, peu de vacances.
 Je suis devenue réalisatrice un peu par hasard il y a trois ans, parce que je crois que j’avais besoin d’évacuer pas mal de choses. J’avais besoin de raconter tout ce qui me touchait, j’étais dans l’instabilité, je me sentais sans filet de sécurité. Je commençais à stresser de ne pas réussir ma vie, et je voyais aussi beaucoup de gens -des jeunes- dans le même cas que moi, même après avoir fait des études plus classiques et cela me touchait beaucoup.
 Je ne comprenais pas pourquoi la jeunesse en France était si freinée. Alors, j’ai fait quelques court-métrages juste par besoin de dire des choses, et le hasard a fait que cela m’a ouvert des portes assez vite, contrairement au théâtre. 
 Alors je n’ai pas fermé ces portes, j’y suis allée ! Et de là, est né HEIS. 
 C’est le manque de sécurité dans la vie qui m’a poussée à raconter tout ça, c’est vraiment la dalle qui m’a nourrie. HEIS parle, entre autres, beaucoup de la jeunesse en France, de ses grands rêves et ses grands saignements de nez.


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HEIS se divise en trois parties – un long-métrage, une série web ainsi qu’une installation-. Pourquoi avoir fait le choix du cross-media ?

Ce qu’il faut savoir c’est qu’au début je ne pensais pas du tout que cela serait un projet cross-media. Jamais je ne me suis levée un matin en me disant « tiens je vais faire un projet en trois volets sans budget ». Jamais je ne me suis dit non plus qu’il fallait faire du cross-media pour faire du cross-media. Tout s’est fait de manière fluide et relativement évidente. C’est le besoin de création qui, au fur et à mesure, a dessiné ce projet en trois volets. J’avais envie d’exprimer pas mal de choses, donc j’ai eu besoin d’extensions. Et le cross-media permet cela. Le théâtre m’a beaucoup appris à ne pas réfléchir, juste y aller, – sur scène – se lancer, ne pas penser. J’applique cela instinctivement dans mon travail en général aujourd’hui. J’ai fait ce projet sans réfléchir au résultat. Et j’ai tout fait à l’envers: J’ai commencé par faire une série de vidéos plutôt destinées au web, mais je ne postais rien sur internet – je voulais finir toute la série avant de la présenter – et une fois ces vidéos terminées, j’ai finalement eu envie de les incorporer dans un long-métrage, j’avais envie de raconter autre chose.

Mais je ne savais pas encore si c’était possible. J’ai écrit, tourné et monté le long-métrage, puis … ça a marché! Et je me suis rendue compte que je n’avais pas besoin d’annuler la série, puisque les deux devenaient complémentaires. Et comme j’étais frustrée de ne pas avoir utilisé tous les rushs dans ces deux travaux (série et long-métrage), et que j’aimais ce remaniement de la matière, j’ai voulu créer une installation/exposition, en plus. Une fois l’installation terminée, je me suis alors rendue compte que les trois pôles étaient complémentaires. Quand j’ai compris que j’allais sortir le projet de cette manière là (cross-media) on était en Mai 2015, c’était deux ans après le commencement de la série! J’ai aimé voir jusqu’où la matière pouvait exister en étant remaniée pour un autre format, un autre public. J’ai adoré ce jeu. Même s’il demande beaucoup d’efforts. Le choix du cross-media n’a donc pas vraiment été un choix, mais plutôt le résultat d’un amusement. Puis après, c’est devenu un choix plus conscient lorsque je me suis rendue compte que les trois volets permettaient à plusieurs publics d’accéder au projet (web, cinéma, galerie…).

La série HEIS (pile ou face) contient 5 épisodes de 11 minutes et est actuellement diffusée dans les festivals, avant sa sortie sur le web pendant le Printemps 2016. Pourrais-tu nous parler un peu plus de celle-ci ?

Oui, en effet j’aimerais que la série sorte au printemps 2016 mais cette date reste encore floue pour moi car elle va dépendre des possibilités de sorties. Cela peut être plus tôt dans l’année comme plus tard…Cela va dépendre des portes qui s’ouvrent ou se ferment. Mais on travaille pour que les portes s’ouvrent bien sûr ! La série contient 5 épisodes, chaque épisode aborde en dominance un thème différent.


J’ai souhaité parler des nœuds universels auxquels chaque être humain se retrouve confronté un jour et qui sont assez douloureux -marquants tout du moins- pour tout le monde (une rupture, une traversée du désert, une fin d’amitié, une incompréhension familiale….). Tous les épisodes peuvent se regarder séparément, comme des court-métrages à part entière, mais suivent également une suite logique entre eux, une continuité, une évolution. Et il y a des personnages récurrents. Je pense que c’est une série qui ne correspond pas aux codes de « la web-série » que l’on connaît tous. C’est même peut-être un travail qui ne s’inscrit dans aucune case (quelque part entre fiction, expérimental, documentaire, web, mashup, travail de voix off….). Mais elle devient web-série dans la mesure où je souhaite la mettre sur internet, tout simplement pour que les gens y aient accès gratuitement.

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Pourquoi as-tu choisi d’aborder le thème du contraste et du choix ?

Parce que c’est la vie. Nous sommes entourés de contrastes et de choix. Nous sommes nous-mêmes un résultat de choix et de contrastes. C’est complexe, et c’est ça qui m’intéresse. Je trouve que ce sont des sujets inépuisables et passionnants parce que c’est universel et à la fois très personnel ! Et puis c’est ce qui créé des enjeux. Cela me passionne. Faire un choix, c’est parfois très dur, surtout quand on manque d’expérience… On a peur de regretter, on a peur d’être dans l’irrémédiable. Et en même temps ce qu’il y a de plus difficile, c’est surtout le moment … Juste avant de faire le choix! Parce qu’une fois le choix fait, on n’a plus d’autre choix que de l’assumer et on est au moins libéré du doute. Au pire ce doute se transforme en regret ou en culpabilité mais ça c’est encore autre chose. Et c’est ce doute, ce petit moment de grande vulnérabilité, cette fébrilité, cette peur du regret, juste avant de faire le choix, que je souhaitais prendre le temps de filmer (surtout dans l’histoire du long-métrage).

Le long-métrage dure 1h30 et va encore plus en profondeur concernant le thème du contraste. Il met en opposition deux générations : la jeunesse et les parents. Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur l’histoire de Pia et Sam qui sont des faux jumeaux, mais aussi du long-métrage ?

Le long-métrage met en opposition plusieurs choses. Un des thèmes principaux du film est en effet celui de la famille. Il y a d’une part ce contraste entre la jeunesse et la génération au dessus. Pour commencer, Pia et Sam, sont des enfants d’une mère déracinée, elle n’est pas née en France, elle vient d’un pays nommé Ysfräh (j’ai souhaité inventer un nom de ville afin de garder le sujet du déracinement universel). Leur mère a une blessure en elle, qui la rend forte et protectrice. On sent la lourdeur du passé et son envie de toujours avancer, malgré ce paradis perdu qui la hante. Et elle ne comprend pas pourquoi ses enfants se tuent à vouloir faire des métiers qui sont sans garanties.

Pia veut être plasticienne et Sam veut être boxeur. C’est une mère qui a besoin de maîtriser les choses, et qui aspire à la construction, de part son passif. Elle n’interdit pourtant rien à ses enfants. C’est là toute la nuance de cette mère. D’un côté elle trouve cela très bien qu’ils soient maîtres de leurs choix et qu’ils s’écoutent, puisque c’est comme ça qu’elle les a éduqués. Mais dans le fond, elle trouve que cela se retourne contre elle, car elle a peur pour eux, ils sont dans la précarité, et en tant que mère, elle a du mal à supporter que ses enfants galèrent. Elle veut le meilleur pour eux. D’autre part, il y a un vrai contraste entre Pia et Sam, qui, malgré la même éducation, n’ont absolument pas la même vision des choses, la même capacité à combattre la vie. Il sont très différents. Sam a besoin de la présence de sa sœur pour construire sa vie, il a besoin qu’elle soit là souvent, alors que Pia a besoin de se déraciner constamment de la famille pour mener à bien ce qu’elle entreprend. Là où Sam le voit comme un abandon et de l’égoïsme de la part de sa sœur, Pia le voit comme un manque de tolérance et se sent bridée par son propre frère. Ils sont sur un terrain d’entente introuvable, entre mensonges, secrets et le besoin de vérité. Le film parle du cercle vicieux auquel ce trio de sang méditerranéen est confronté, au milieu d’un amour inconditionnel. C’est une quête vers l’enracinement, une quête vers le déracinement, une quête vers le retour aux sources, une quête vers la fuite. Un gros contraste, une grande incompréhension, et des cœurs qui battent au même rythme.

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Tu as intégré des membres de ta famille au casting. As-tu l’habitude de travailler en famille ? De quelle manière as-tu vécu le fait de diriger tes proches ?

C’est drôle que tu me dises ça, car personne de ma famille n’a joué dans ce film ! Ce sont tous des comédiens ! La mère est interprétée par l’actrice formidable Akéla Sari et le frère est interprété par un de mes mes comédiens français chouchou, Matthieu Longatte (‘Le bonjour Tristesse’, ‘Donoma’…). Je les connais tous les deux depuis un moment déjà. Matthieu jouait dans mon premier court-métrage Blast en 2012 et j’ai rencontré Akéla en 2008!

Comme je joue le rôle de la soeur, Pia, on a eu l’habitude – depuis la série – de se retrouver tous les trois, très régulièrement, pendant plus de deux ans lors des tournages, pour jouer une famille. Alors forcement, je pense que cela a fini par rendre notre « famille » assez fluide. 
 Entre les prises, on rigolait beaucoup, les tournages ont toujours été juste formidables,j’ai adoré cette ambiance, on n’avait même pas l’impression de travailler. Au final je crois que cela a créé des liens forts entre nous. Aujourd’hui Akéla prend souvent de nos nouvelles, je suis très touchée de ce lien que nous avons construit peu à peu, naturellement, et de la confiance qu’elle nous a donné en acceptant de jouer le rôle de notre mère. Cette femme est une warrior touchante !

Il y a en revanche quelques apparitions de ma propre famille dans le film, dans les images d’archives VHS des années 90’s, qui sont un peu incrustées et diluées tout au long du film. Je voulais ajouter un vrai passé à mes personnages, une vraie histoire. Mon père nous filmait beaucoup quand on était petits. J’ai pu récupérer tous ces rushs vidéos datant de la fin des 80’s au début des années 2000. Cela a été très émouvant de découvrir tout ça en faisant le montage de HEIS car j’ai vu à travers ces rushs, mes parents devenir parents, alors que j’étais moi-même en train de créer un film sur le rapport parents-enfants! Mon cousin ressemble beaucoup à Matthieu Longatte, c’est lui qui représente Sam petit dans les images d’archives. C’est assez amusant. Et ma propre mère représente le rôle d’Akéla jeune maman, dans les 80’s et 90’s.

Et est-ce que les acteurs récurrents de la série reviennent de manière régulière dans le long-métrage?

Cela varie. Parfois un rôle principal récurent de la série peut se retrouver rôle secondaire dans le long-métrage et n’être qu’en participation dans l’installation, et inversement, quelqu’un qui fait une participation dans le long-métrage peut d’un coup se retrouver quasi au centre de l’installation, comme c’est le cas de la comédienne Marylou Vergne (‘Birgitte Femme Fatale’, seul en scène). Au delà de Matthieu Longatte et Akéla Sari, dans les rôles principaux de la série et du long-métrage, on retrouve Alexandre Desane (‘RUN’, Un Certain Regard, Cannes 2014) et Emilia Derou Bernal (‘Cosmodrama’, ACID, Cannes 2015), qui sont des acteurs vraiment formidables. C’est un plaisir de travailler avec eux. Il y a également des comédiens non professionnels comme Laura François, une amie d’enfance de Toulouse, avec qui je faisais du théâtre lorsqu’on était adolescentes et pour qui j’ai eu envie d’écrire un rôle.

Pourrais-tu expliquer de quelle manière tu as travaillé sur l’installation afin de souligner le contraste que tu abordes à travers ton projet ? Quelles émotions as-tu souhaité faire passer au public ?

L’installation, est composée de rushs du film et de la série, avec des sous-titres, sous forme de photographies, en splitscreen. Le tout, accompagné de certains objets du film. En effet, étant donné que Pia est aspirante plasticienne dans le film, il y a donc des créations qu’elle a réalisées qui sont dans l’installation (mais que l’on ne voit pas forcément dans le film). Contrairement au film ou la série, le spectateur , dans le cas de l’installation, peut vraiment recevoir ce qui est dit, puisque c’est écrit, il fait un travail de lecture et non d’écoute. C’est donc encore une autre perception. Il peut aussi y avoir d’autres choses dans cette installation (vidéos en boucle, musiques à écouter via un casque, certains textes collés aux murs…..) mais cela varie en fonction de l’espace dans lequel j’expose. Et comme j’aime les espaces d’expositions épurés, j’évite de trop alourdir si la pièce n’est pas très grande. Je fais des choix dans la matière et les possibilités que j’ai.

Je n’ai pas pensé aux émotions que je souhaitais faire passer au public. Je crois que j’avais envie de ne garder que l’essence de tout ce que je souhaitais dire via ce projet à travers cette installation. Et au passage, essayer d’interpeller les gens sur ce qui m’interpelle dans la vie. J’imagine que c’est ça.

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Le premier vernissage de ton installation a eu lieu cet été dans une galerie d’Art à Auxerre et le deuxième se déroulera à Paris en Octobre. Quel a été l’accueil du public face à ce premier vernissage ?

C’était vraiment une expérience unique ! Le public a très bien reçu cette installation à Auxerre, j’ai été vraiment ravie. Les retours ont été très positifs lors du vernissage et même après ! La galerie d’art avait laissé un livre d’or à l’entrée, et quand je suis revenue pour le décrochage un mois plus tard, j’ai eu la bonne surprise de voir que le livre était rempli de mots ! Des mots de gens qui venaient d’un peu partout (Italie, Portugal, Angleterre….). Ça m’a beaucoup touchée car visiblement les gens l’avaient été eux aussi. Les gens ont laissé leur mail et seront tenus au courant de la suite du projet. Le prochain vernissage aura lieu à Paris en Octobre au Café Curieux, c’est un lieux super, je suis très contente d’exposer là bas.

N’est-ce pas trop difficile de mener ces trois projets de front ?

Oui et Non. Je dirais dans un premier temps oui, parce que c’est un travail immense, c’est une organisation de folie, c’est vrai que parfois c’est dur. Cela demande de faire pas mal de sacrifices à côté c’est certain. Et en plus il n’y aucune garantie que cela marche. Mais j’ai aussi de la chance d’être aidée et épaulée par les gens de l’équipe. C’est aussi une force collective que je ressens depuis le départ, jusqu’à aujourd’hui. Je ne me sens pas seule dans la course. On se soutient tous sur nos projets respectifs d’ailleurs. Et puis il y a aussi le soutien des gens aussi qui booste énormément.

Et dans un second temps je dirai que Non, ce n’est pas si difficile, puisque visiblement c’est faisable ! C’est aussi très vivifiant de bosser sur trois choses en même temps, il y a de l’action tout le temps. Quand je reçois une réponse négative sur un des trois pôles, souvent je reçois une réponse positive sur un des trois autres pôles ! Et ainsi de suite ! Il y a trois fois plus de travail mais aussi trois fois plus de résultats et donc trois fois plus de possibilités d’avancer ! Du coup je ne ressens pas de frustration. En plus c’est très formateur, j’ai beaucoup appris, et je continue d’apprendre étape par étape !

Teaser du long-métrage -Chroniques-

Teaser de la série web -Pile ou Face-

Teaser de l’installation -Sur Le Mur-

Actualités : Après avoir été été pitché au Odense International Film Festival au Danemark, en Août 2015, dans le cadre du Talent Lab, le projet HEIS poursuit son ascension. Paralysis -La Guerre Des Coudes- extrait de la série Heis -Pile ou Face-  est sélectionné au Festival International de Film de Reykjavik et.concourt actuellement dans la catégorie Golden Egg Competition. La série Heis -Pile ou Face- est également sélectionnée au NYC Web Festival -et sera projetée dans la même ville en Novembre 2015- et aux Pépites du Cinéma 2015. À cette occasion, les deux premiers épisodes seront diffusés le 22 Octobre 2015 au Cinéma La Clef à Paris.

Retrouvez le projet HEIS sur le site web officiel du projet et Facebook ainsi que la réalisatrice Anaïs Volpe sur Twitter et Instagram.

Par Marine Boissard